Résumé
Cette doctrine [de l’harmonie préétablie] qui attribue à Dieu le rôle de synchronisateur du corps et de l’âme n’est pas sans rapport avec le thème de ce numéro qui explore les diverses façons dont la musique et d’autres sphères d’activités humaines peuvent marcher de pair pourvu que certaines conditions soient préalablement remplies.
— Jonathan Goldman
Toutes les parties doivent être jouées ad libitum et les interprètes n’ont pas à se soucier de la manière dont chaque partition individuelle sortira par rapport aux autres partitions. […] La rythmique, étant la somme de toutes les parties, ne peut pas être prévue en détail, néanmoins sa physionomie générale est largement tributaire de la rythmique de chaque partition individuelle, et donc de la volonté du compositeur.
— Witold Lutosławski (1962)
Le synchronisme musical entre deux ou plusieurs musiciens résulte autant d’une reconnaissance fiable du temps réel que d’un processus cognitif. Le synchronisme parfait chez les musiciens n’est donc pas le résultat d’un système parfait, mais de la collaboration de plusieurs systèmes souvent faillibles. Parmi les processus cognitifs impliqués dans la synchronisation musicale, le phénomène de l’anticipation musicale joue un rôle très important.
— Arshia Cont