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Collection > Volume 18 Numéro 2 (2008) >
Le plunderphonique
Ou le piratage audio comme prérogative compositionnelle
John
Oswald (traduit par Guy Marchand)
Résumé
Dans ce texte de 1985, l’auteur réfléchit sur la notion de droits d’auteur dans le
contexte d’une culture populaire qui a dépassé les principes figés sur lesquels se sont
établies les lois qui les régissent. L’artiste nous amène à comprendre la fin du
paradigme producteur/consommateur: «Après avoir été pendant des décennies les
récipients passifs de sélections de musiques préétablies, les auditeurs ont maintenant
le loisir d’assembler leurs propres recueils, de séparer le bon grain de l’ivraie. Ils
dupliquent une quantité de sons provenant d’un peu partout dans le monde ou, du moins,
d’un peu partout dans leurs collections de disques, pour faire des compilations d’une
variété infinie et surtout non disponibles parmi les produits offerts par l’industrie
de la musique, avec ses écuries circonscrites d’artistes et une politique encore plus
contraignante qui consiste à ne fournir que le plus grand dénominateur commun.»
L’une des idées-forces du texte d’Oswald tient dans le fait qu’en agissant comme un
filtre ne retenant que les hits potentiellement lucratifs, la plupart des étiquettes de
disques avaient déjà pénétré un espace de vulnérabilité dans lequel leur produit final
cesse de leur appartenir exclusivement. Oswald démontre clairement pourquoi l’industrie
de la musique, propulsée par la radio (entre autres véhicule de distribution), a perdu
son droit archaïque à une propriété exclusive sur chaque atome sonore. [Camilo La
Cruz]
Abstract
In this 1985 paper, the author reacts to the notion of copyright laws in the context
of a pop culture environment that had transcended the brick-and-mortar principles in
which the law was based. The artist leads us to understand the end of the
producer-consumer paradigm: “After decades of being the passive recipients of music in
packages, listeners now have the means to assemble their own choices, to separate
pleasures from the filler. They are dubbing a variety of sounds from around the world,
or at least from the breadth of their record collections, making compilations of a
diversity unavailable from the music industry, with its circumscribed stables of
artists, and an ever more pervasive policy of only supplying the common
denominator.”
Perhaps one of the strongest ideas in Oswald’s paper is rooted in the fact that, by
acting as a tight filter focused on big moneymaking hits, most record labels had
already entered a vulnerable space in which their final product is not entirely theirs
anymore. Oswald clearly articulates why the music industry, powered by radio [among
other distribution vehicles], lost their archaic right to have a tight ownership of
every bit of sound. [Camilo La Cruz]
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novembre 2011.
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