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Collection > Volume 21 Numéro 1 (2011) >
Symbolic Chiasm
In Arvo Pärt’s Passio (1982)
Mark
Vuorinen
Résumé
Passio est la première grande fresque pour voix et orchestre d’Arvo Pärt
dans le style tintinnabulant et demeure encore aujourd’hui l’une de ses œuvres les plus
significatives. Dans cette mise en musique du texte de la Passion selon saint Jean,
Pärt codifie les procédures du tintinnabulement, qui restera son principal moyen de
communication musicale pour les années à venir, tout en illustrant une très importante
perspective de la théologie de Jean. Le design compositionnel de Pärt utilise, à petite
et à grande échelle, la figure du chiasme et met ainsi de l’avant l’observation de Jean
dans le chapitre 18, verset 4, que le Christ connaît à l’avance tous les événements qui
mèneront à sa Crucifixion. Vue sous cet éclairage, la narration de la Passion se
déroule selon un plan préétabli; c’est cette subtile perspective de l’Évangile de Jean
qu’Arvo Pärt révèle musicalement dans sa Passio. Cet article propose une
analyse musicale de la Passio en relation avec la perspective de Jean que le
Christ savait tout ce qui devait suivre. Il illustre que virtuellement chaque note est
liée d’une manière ou d’une autre au pèlerinage musical de Pärt vers la Croix. À
travers une lentille microscopique, l’analyse démontre comment l’utilisation que fait
Pärt de la mélodie, des textures, des inversions et du tintinnabulement, crée un
poignant mariage entre musique et texte biblique. Sur le plan macroscopique, elle fait
voir comment les événements musicaux se déroulent dans le temps pour révéler
l’inévitabilité de la Crucifixion. Elle révèle comment dans le plan tonal de l’œuvre,
le développement des textures à grande échelle, les pédales et la musique des Exordium
et Conclusio, le chemin de croix est présent du début à la fin. Mais l’auditeur est
conduit à travers la narration de façon à ce qu’il ne prenne que rétrospectivement
conscience que le point de vue particulier de l’Évangile de Jean était présent du début
à la fin.
Mots clés: Arvo Pärt, Passio, chiasme, tintinnabulement, Passion.
Abstract
Passio, is Arvo Pärt’s first large scale vocal-instrumental work in the
tintinnabuli style and remains today one of his most significant compositions. In this
setting of the Passion text according to St. John, Pärt codifies procedures of
tintinnabuli that will remain his principle means of musical communication for years to
come while implying a very important perspective of Johannine theology. His
compositional design utilizes both small-scale and large-scale chiastic constructions
and gives prominence to John’s observance in Chapter 18, verse 4, that Christ knows all
that will occur in the events leading to his crucifixion. Seen in this light, the
Passion narrative unfolds according to a pre-ordained plan; it is this subtle
perspective of the Gospel that Arvo Pärt reveals musically in his Passio. This
paper approaches a musical analysis of Passio in relation to John’s perspective that
Christ knew all that was to follow. It illustrates that virtually every note is linked
in some way to Pärt’s musical pilgrimage to the cross. With a microscopic lens, the
analysis connects Pärt’s use of melody, texture, inversion and tintinnabuli to
a poignant marriage of music and the biblical text. And on a macroscopic level, it is
shown that musical events unfold over time to reveal the inevitability of the
crucifixion. It is revealed that within the work’s tonal centres, large-scale textural
procedures, pedal points and the music of the Exordium and Conclusio the path to the
cross is present from beginning to end. In this way, the listener is taken through the
narrative only to realize afterward that the Gospel’s outcome was present from
beginning to end.
Key words: Arvo Pärt, Passio, chiasm, tintinnabuli, Passion.
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2012.
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